Rik'm présente cette année ses horizons retrouvés au fil de trois expositions à Paris, Marseille et Langon entre janvier et juillet 2026. Horizons immémoriaux, nouveaux horizons et horizons retrouvés se conjuguent aux travers de peintures et installations
Vous pourrez retrouver son travail à
PARIS : Boutique Rangoli 74, rue du Cherche-midi 75006 (peintures sur papiers)
Marseille : Exposition solo : les horizons retrouvés du 9 au 23 mars 2026 - Les Docks
Langon (33) : Exposition solo : Les horizons retrouvés du 4 juin au 25 juillet 2026
Retour sur les itinéraires intérieurs de Rik'm
Les nouveaux horizons
« Il n’y a rien à voir, il y a tout à penser » Jacques Monory
Cette phrase de Jacques Monory à propos du tableau intitulé Le moine au bord de la mer de Carspar David Friedrich pourrait s’appliquer au travail que Rik’m mène depuis plusieurs années sur les thèmes de l’horizon et du paysage.
Une peinture de l’horizon ?
L’horizon existe depuis que l’homme s’est dressé sur ses deux jambes. C’est l’instant de la station horizontale qui a révélé l’horizon. Et avec lui, l’inquiétude de l’inconnu. Par ce geste, l’homme découvre un monde ignoré composé de fleuves, montagnes, forêts, mers… et commence à s’interroger sur ce qui existe au-delà de cette ligne de vue.
La frontière de son regard est circonscrite. Elle constitue le cadre d’un tableau vivant. Le paysage qui s’ouvre à lui est limité par l’horizon infini.
Cette infinité accouche de deux horizons qui se confondent. Un horizon visible, maîtrisé par la vue, sans cesse évolutif, et un horizon invisible qui fait appel à l’imagination, à l’invention d’un au-delà.
Des abstractions figuratives
Les abstractions figuratives de Rik’m mêlent sans cesse ces deux horizons : une expérience immémoriale du paysage et une expérience de pensée. Elles s’appuient sur des images, des souvenirs, des voyages, des découvertes, des études ; mais également sur les sensations, des impressions, des pressentiments, des odeurs, des questionnements.
La création même de chaque toile reprend cette dualité. D’un côté, une base figurative et une ligne d’horizon structurent le tableau et en constituent le socle. De l’autre, une technique qui allie une forte dilution des pigments, de multiples couches de peintures, de la gravure, de l’abrasion et de l’ajout de matériel naturel qui transforment progressivement le paysage en une abstraction.
Pour cette raison, l’horizon des peintures de Rik’m n’est plus une ligne, c’est une épaisseur faite de couleurs, une nébuleuse, un brouillard propice à tous les imaginaires. Pour Rik’m, la peinture est une porte ouverte vers une réflexion sur l’inconnu, l’avenir de la Terre, les enjeux futurs. Et cette réflexion est propre à chacun… tout comme la contemplation de l’horizon.
Des horizons retrouvés ?
Les travaux de Rik’m s’appuient sur des matériaux naturels bruts ou recyclés. Ardoises, bois, lin, crin, chanvre, coton, sable, pigments, papiers recyclés à partir de bouses d’éléphants… Ces supports et outils, mariés à sa technique de peinture (superposition de couches ultra diluées) constituent son acte de création. Ce sont les parties plus ou moins cachées du tableau qui lui permettent de (re)construire et donc de (re)trouver son horizon.
Car l’horizon est propre à chacun et à chaque instant. Il fige le paysage à un moment donné : passé, présent ou futur. Les ruines, villes, maisons, collines, montagnes, mers, rivières, mais aussi les rares personnages ou ombres qui apparaissent dans le brouillard des horizons de Rik’m témoignent d’une nature retrouvée.
Reste au visiteur, lecteur, spectateur la liberté de (re)trouver sa propre lecture l’horizon, des lieux, de l’époque… et de rêver.